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Ébourgeonnage des tomates en juin : la technique des récoltes abondantes

En juin, les tomates poussent vite et chaque gourmand semble promettre une nouvelle grappe. L’ébourgeonnage des tomates en juin permet pourtant de concentrer la sève sur une structure adaptée, d’aérer le feuillage et de récolter plus régulièrement, sans tailler aveuglément.

11 min de lecture
Main d’un jardinier pinçant un gourmand sur un plant de tomate tuteuré chargé de jeunes grappes vertes
Main d’un jardinier pinçant un gourmand sur un plant de tomate tuteuré chargé de jeunes grappes vertes
Difficulté
débutant
Temps
5 à 15 minutes par semaine pour 6 à 10 plants.
Budget
0 à 15 € si vous devez ajouter des liens souples, du paillage ou des tuteurs.
Saison
printemps, été
Sommaire de l'article 7 sections
  1. Pourquoi l’ébourgeonnage des tomates en juin améliore-t-il la récolte ?
  2. Quels gourmands retirer sans sacrifier les futures tomates ?
  3. Le gourmand naît dans l’angle d’une feuille
  4. Quand ébourgeonner les tomates en juin selon votre climat ?
  5. Choisissez une matinée sèche et observez chaque semaine
  6. Comment ébourgeonner un plant de tomate étape par étape ?
  7. Une ou deux tiges : quelle conduite choisir pour vos tomates ?
  8. Comment éviter les erreurs après l’ébourgeonnage des tomates ?
  9. Que faire des pousses retirées et des grosses tailles oubliées ?
  10. Réussissez l’ébourgeonnage des tomates en juin par une routine hebdomadaire

En juin, un plant de tomate bien installé peut produire de nouvelles pousses à une vitesse déroutante. L’ébourgeonnage des tomates en juin consiste à sélectionner celles qui formeront la charpente du plant, plutôt qu’à couper tout ce qui dépasse. Bien mené, ce geste dirige la lumière et l’air vers les grappes, facilite le tuteurage et évite que la végétation ne devienne impénétrable. Il ne s’agit pas de faire souffrir la plante, mais de lui donner une forme compatible avec l’espace disponible.

La promesse de récoltes plus généreuses mérite toutefois une nuance : enlever des gourmands ne crée pas magiquement davantage de fruits sur toutes les tomates. Sur une variété à croissance indéterminée, la taille favorise des fruits plus accessibles et souvent plus réguliers ; sur une tomate buissonnante, elle peut au contraire supprimer des rameaux productifs. Le bon geste dépend donc d’abord du type de plant, puis de la place dont vous disposez et de la vigueur réelle de vos tomates.

Ce guide vous aide à reconnaître un vrai gourmand, à décider ce que vous gardez et à intervenir sans ouvrir inutilement la porte aux maladies. Vous y trouverez le rythme adapté au mois de juin, une méthode simple et les ajustements utiles pour un balcon, un petit potager ou une terre plus difficile. L’objectif est une taille raisonnée, suivie d’un arrosage et d’un palissage cohérents.

Pourquoi l’ébourgeonnage des tomates en juin améliore-t-il la récolte ?

Une tomate conduite sur tuteur produit une tige principale, des feuilles, des bouquets de fleurs et, à l’aisselle de nombreuses feuilles, des tiges secondaires appelées gourmands. Si toutes ces tiges se développent, le plant reste capable de fructifier, mais il devient très dense. Les grappes reçoivent moins de lumière, les attaches se multiplient et l’humidité demeure plus longtemps au cœur du feuillage. Dans un espace serré, cette densité complique aussi l’observation des premiers signes de stress ou de maladie.

L’ébourgeonnage concentre le développement sur une, parfois deux tiges choisies. Les fruits ne sont pas nécessairement plus nombreux à l’unité, mais le plant porte une charge plus facile à nourrir, à attacher et à cueillir. Vous gagnez surtout en aération du feuillage, en régularité de maturation et en confort de culture. C’est particulièrement utile lorsque les plants sont alignés, cultivés sous abri ou installés dans de grands bacs.

3 à 7 cm
la taille idéale d’un gourmand à pincer : il s’enlève sans grosse plaie
7 jours
un rythme de contrôle pertinent lors de la pousse active
50 à 60 cm
l’écartement courant entre deux tomates conduites à une tige sur le rang

Quels gourmands retirer sans sacrifier les futures tomates ?

Le gourmand naît dans l’angle d’une feuille

Le gourmand apparaît exactement dans le creux formé entre la tige principale et le pétiole d’une feuille : cette zone s’appelle l’aisselle. Il ressemble vite à une petite tige complète, avec ses propres feuilles, puis ses propres bouquets floraux. Un bouquet de fleurs, lui, part directement de la tige et porte plusieurs boutons serrés ; il ne faut jamais le pincer. Prenez quelques secondes pour suivre chaque pousse jusqu’à son point de départ avant d’intervenir.

Le critère décisif n’est pas la taille du fruit. Une tomate cerise peut être à croissance indéterminée et réclamer une conduite sur tuteur, tandis qu’une tomate à gros fruits peut être buissonnante et ne pas se tailler. Consultez l’étiquette ou la description de la variété : les termes « indéterminée », « à palisser » ou « à tuteurer » orientent vers une taille possible. En cas de doute, observez le plant : une tige qui continue de s’allonger au-dessus des bouquets floraux est généralement à croissance indéterminée.

Type de conduiteGourmands en juinÉcartement sur le rangPoint de vigilance
Indéterminée, une tigeRetirez tous les gourmands50 à 60 cmAttachez la tige au fur et à mesure
Indéterminée, deux tigesGardez un seul gourmand choisi70 à 80 cmTuteurez chaque tige séparément
Déterminée ou buissonnanteNe retirez pas systématiquement60 à 80 cmConservez les rameaux fructifères
Plant grefféRetirez les pousses sous la greffeSelon la conduiteRepérez le renflement de greffe
La conduite choisie détermine la taille, bien davantage que la variété de fruit.

Quand ébourgeonner les tomates en juin selon votre climat ?

Le mois de juin est propice parce que les plants entrent dans une croissance soutenue et que les premiers gourmands restent encore souples. N’attendez pas un jour précis du calendrier : intervenez dès qu’un plant bien repris porte des pousses secondaires de 3 à 7 cm. Dans un climat méditerranéen, les plants installés tôt peuvent déjà demander des passages réguliers ; en climat continental, attendez qu’ils aient repris après la plantation et que les nuits soient durablement douces. Sous climat océanique ou lors d’un début d’été frais, la progression est parfois plus lente, mais le principe reste identique.

Choisissez une matinée sèche et observez chaque semaine

Préférez une matinée sèche, une fois la rosée disparue, afin que les petites blessures sèchent vite. Évitez de manipuler les plants lorsque le feuillage est mouillé, après une pluie persistante ou durant un épisode de forte chaleur. Faites un tour du potager environ une fois par semaine, en commençant toujours par les plants les plus sains. Cette fréquence vous évite d’avoir à couper des tiges épaisses, ce qui représente une plaie plus lente à cicatriser.

Comment ébourgeonner un plant de tomate étape par étape ?

Sur un jeune gourmand, les doigts suffisent et sont même préférables à une coupe inutile. Travaillez avec les mains propres, soutenez la tige principale d’une main et pincez délicatement la pousse secondaire de l’autre. Pour un gourmand déjà lignifié, utilisez un outil propre et bien affûté, puis évitez de repasser de plant en plant avec le même outil si l’un d’eux présente des taches suspectes. Ne retirez jamais plusieurs grosses tiges à la fois sur un plant délaissé depuis longtemps.

La routine d’ébourgeonnage en six gestes

  1. Identifiez le type de tomate

    Vérifiez si votre variété est à croissance indéterminée et décidez avant de toucher au plant si vous la conduisez à une ou deux tiges.

  2. Choisissez une fenêtre sèche

    Intervenez le matin, après évaporation de la rosée, et reportez le geste si les feuilles sont humides ou si une canicule est en cours.

  3. Repérez les trois organes

    Suivez la tige principale, reconnaissez le pétiole de la feuille, puis cherchez le gourmand dans l’angle qu’ils forment ; laissez intacte toute grappe florale.

  4. Pincez les jeunes pousses

    Retirez entre le pouce et l’index les gourmands de 3 à 7 cm, avec un mouvement net mais sans arracher l’écorce de la tige principale.

  5. Attachez la tige conservée

    Fixez-la souplement au tuteur avec un lien large, en formant un huit pour éviter tout frottement et toute strangulation.

  6. Ramassez et surveillez

    Évacuez les pousses tombées, vérifiez le feuillage et revenez une semaine plus tard pour contrôler les nouvelles aisselles.

Une ou deux tiges : quelle conduite choisir pour vos tomates ?

La conduite à une tige est la plus simple et la plus sûre lorsque l’espace est compté. Elle convient au balcon, à une serre peu ventilée, à une ligne de plants serrée ou à un jardinier qui débute. Gardez uniquement la tige principale et supprimez les gourmands chaque semaine ; prévoyez un tuteur solide, d’au moins 1,50 m hors sol pour les variétés vigoureuses. Les grappes restent faciles à atteindre et le feuillage sèche plus vite après une nuit humide.

La conduite à deux tiges convient à un plant très vigoureux, bien nourri, suffisamment espacé et correctement tuteuré. Conservez de préférence le gourmand situé juste sous le premier bouquet floral, souvent robuste et bien placé, puis supprimez tous les autres gourmands sur les deux axes. Il faut alors deux liens ou deux tuteurs, davantage d’espace et une surveillance plus attentive. Dans un pot, ne tentez cette forme que dans un contenant d’au moins 40 à 50 litres, car deux tiges augmentent fortement les besoins en eau.

Choisir sa conduite de tomate

Conduite à une tige

  • Idéale pour balcon et rangs étroits
  • Un seul tuteur à gérer
  • Feuillage plus aéré
  • Récolte très facile à repérer
  • Contrôle hebdomadaire rapide

Conduite à deux tiges

  • Réservée aux plants vigoureux et espacés
  • Deux attaches ou deux tuteurs nécessaires
  • Davantage de grappes potentielles
  • Demande plus d’eau et de lumière
  • Tous les autres gourmands restent à supprimer

Comment éviter les erreurs après l’ébourgeonnage des tomates ?

La première erreur consiste à confondre taille des gourmands et effeuillage massif. En juin, les feuilles sont les capteurs d’énergie du plant : ne les retirez pas simplement pour « faire propre ». Vous pouvez ôter une feuille qui touche le sol, qui est jaunie ou abîmée, mais laissez un feuillage protecteur au-dessus des grappes. Les fruits exposés brutalement au soleil peuvent marquer ou souffrir de brûlures, surtout en situation très chaude.

Une autre erreur est de compenser une taille par un excès d’engrais azoté ou un arrosage irrégulier. Un apport trop riche en azote relance surtout les feuilles et les tiges, au détriment de l’équilibre recherché. Arrosez lentement au pied, de préférence le matin, lorsque la terre sèche en profondeur, et maintenez une humidité stable plutôt que d’alterner soif et abondance. Sur sol sableux, les apports sont plus fréquents et fractionnés ; sur sol argileux, ils doivent être plus espacés pour ne pas asphyxier les racines.

Que faire des pousses retirées et des grosses tailles oubliées ?

Les jeunes pousses parfaitement saines peuvent aller au compost en petite quantité, mélangées à des matières sèches comme des feuilles mortes ou du broyat. En revanche, écartez du compost les déchets portant des taches brunes, un duvet, des nécroses ou toute déformation douteuse ; ne les brûlez pas. Si un gourmand a déjà dépassé 15 cm, ne cédez pas à la panique : coupez-le proprement par temps sec ou, sur un plant fragile, répartissez la correction sur deux passages espacés d’environ une semaine. La régularité suivante comptera plus qu’une intervention brutale.

Réussissez l’ébourgeonnage des tomates en juin par une routine hebdomadaire

L’ébourgeonnage des tomates en juin devient très simple dès lors que vous observez vos plants avant de les tailler. Une fois la conduite choisie, il suffit de repérer les nouveaux gourmands, de les pincer jeunes et de contrôler le tuteurage. Gardez en tête qu’une tomate productive est d’abord une tomate lumineuse, stable, correctement arrosée et non surchargée. Dix minutes de vigilance par semaine valent mieux qu’une grande opération de rattrapage au cœur de l’été.

Votre plan d’action

  • Identifiez la croissance de chaque variété avant toute suppression de pousse.
  • Choisissez une conduite à une tige, ou à deux tiges seulement si l’espace et le tuteurage le permettent.
  • Contrôlez les aisselles des feuilles une fois par semaine par temps sec.
  • Pincez les gourmands lorsqu’ils font entre 3 et 7 cm et conservez tous les bouquets floraux.
  • Vérifiez les liens, paillez le sol et arrosez au pied sans excès.
  • Laissez intactes les tomates buissonnantes, sauf pour retirer les feuilles malades ou en contact avec le sol.

Vos questions, nos réponses

Faut-il enlever tous les gourmands des tomates ?
Non. Retirez-les sur les tomates à croissance indéterminée que vous souhaitez conduire à une tige. Pour une conduite à deux tiges, gardez un seul gourmand vigoureux, souvent placé sous le premier bouquet floral, puis retirez les autres. Ne supprimez pas systématiquement les gourmands des tomates déterminées ou buissonnantes : leurs rameaux participent largement à leur production.
Comment savoir si ma tomate cerise doit être ébourgeonnée ?
La taille du fruit ne permet pas de trancher. Beaucoup de tomates cerises sont à croissance indéterminée et se conduisent très bien sur une ou deux tiges, tandis que d’autres sont buissonnantes. Cherchez l’information sur l’étiquette ou observez la tige : si elle continue de s’allonger et de produire des bouquets successifs, une taille légère des gourmands est généralement adaptée.
Puis-je encore enlever les gourmands à la fin juin ?
Oui, à condition que le plant soit sain et que les pousses retirées restent raisonnables. Les gourmands de quelques centimètres se pincent facilement. Si certains sont devenus de vraies tiges épaisses, ne dénudez pas brutalement le plant : choisissez les plus gênants, intervenez par temps sec et répartissez la remise en ordre sur deux passages espacés d’environ une semaine.
Dois-je couper les feuilles sous les premières tomates ?
Seulement si elles touchent le sol, jaunissent ou sont abîmées. Les feuilles saines nourrissent les fruits et protègent les grappes du soleil direct. Retirez-les progressivement, une à quelques feuilles selon l’état du plant, jamais toutes à la fois. Gardez toujours une végétation suffisante au-dessus des bouquets pour préserver l’équilibre du plant.
Que faire si j’ai cassé la tête principale de ma tomate ?
Ne coupez pas davantage dans l’urgence. Choisissez un gourmand vigoureux situé haut sur la plante pour devenir la nouvelle tige principale, attachez-le verticalement et retirez les concurrents proches. Le plant repartira généralement, même si la récolte peut être un peu retardée. Maintenez ensuite un arrosage régulier et évitez tout apport d’engrais azoté destiné à le “forcer”.
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